À propos de l’auteur

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Avec ce roman, Alex Nicol nous entraîne à la suite de son héros aventurier dans une trépidante intrigue, où mystères et meurtres parsèment les merveilleux paysages de Bretagne. Au hasard de la lande celtique, on côtoie même des Druides, et on tente de percer des secrets bien gardés à l’abri des ruines.

Ce roman qu’on peut classer dans les polars régionaux n’est pas votre premier roman. Il se déroule en Bretagne, et conjugue intrigue policière et civilisation druidique. Qu’est-ce qui a motivé votre écriture, est-ce la Bretagne qui vous a d’abord inspiré ? Écrivez-vous toujours des romans « bretons » ?

Comme beaucoup de Bretons, j’ai longtemps été un « expatrié ». La Bretagne, de ce fait, était un lieu magique, un fantasme d’autant plus rêvé qu’elle était difficile à atteindre. Et lorsqu’à quarante-cinq ans j’ai enfin pu poser mon ancre sur la terre de mes ancêtres, j’ai mesuré à quel point vivre sur cette terre était un grand bonheur. Parallèlement, j’avais commencé un travail d’écriture sous forme de nouvelles qui paraissaient dans la revue de l’association des Français de Djedda en Arabie Saoudite et ai découvert alors le plaisir de l’écriture. Enfin, j’avais envisagé, lors de mon départ en retraite, de créer un cabinet d’écrivain public. Très rapidement l’idée d’en faire un personnage central de roman s’est imposée. De ces trois éléments est né Gwenn Rosmadec, Breton expatrié qui revient sur ses terres et va les célébrer. Vous comprendrez naturellement que dans mes premiers récits, Gwenn c’était souvent mon alter ego. Si aujourd’hui il a mûri et acquis une personnalité propre, la Bretagne reste le décor naturel de ses péripéties et est évidemment source d’inspiration tant du point de vue de son histoire que de celle des personnages croisés au fil des rencontres. Alors oui, je suis un écrivain « breton » et je le revendique.

On démêle, aux côtés de votre héros Gwenn Rosmadec et de son épouse Soazic, à la fois l’intrigue policière, mais aussi (et surtout) le mystère des Druides, Druides devenus une sorte de société secrète, gardienne des anciens cultes. Seriez-vous vous-même un Druide ? Ou plus sérieusement, êtes-vous un spécialiste de cette mystérieuse civilisation ?

Quand je me lance dans un projet romanesque, je fais un premier travail de recherches (merci Internet !). En l’occurrence, dans L’héritage du sorcier d’Ambon j’avais anticipé le rôle des druides et donc passé en revue beaucoup de documents liés à leur histoire et à leur réalité actuelle. Cela donne de la crédibilité au roman tout en apportant de la plus value au récit. Le fait de côtoyer un grand maître de l’ordre des druides de Bretagne au sein du bagad où je pratique la cornemuse m’a apporté quelques perspectives. Ceci dit, comme toute société secrète, les druides sont très discrets sur leurs pratiques et c’est donc l’imagination, bâtie sur des informations concrètes, qui a permis de construire ce roman.

La Bretagne est riche de légendes et de mystères. C’est un terreau fertile pour l’imagination. Votre roman nous donne envie de parcourir les sites arpentés par vos héros. Cet aspect régionaliste vous apparait-il important à développer à travers l’intrigue et les aventures que vous faites vivre à vos personnages ? Est-ce une façon pour vous de mettre en lumière toute la beauté de la Bretagne ?

Absolument. J’ai coutume de dire que le premier héros de mes romans c’est la Bretagne. Vous avez parfaitement raison de dire que leur lecture donne envie de parcourir les sites décrits, car beaucoup de lecteurs rencontrés lors de séances de dédicaces ou par courriel me confirment s’être rendus sur les lieux hantés par Gwenn après avoir lu mes livres. Par ailleurs, situer l’action en Bretagne, c’est prendre des a priori positifs sur l’environnement spécifique dans lequel le héros va évoluer. C’est aussi admettre que son mode de pensée, son raisonnement seront formatés par l’éducation reçue dans cette région : on ne traite pas un fantôme de la même façon à Quimper et à Paris. Et le résultat final, c’est peut-être mon chant d’amour de la Bretagne qui, je crois, est partagé par beaucoup de mes lecteurs.

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